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jeudi 10 mars 2011

Brésil : voyage du 25 février au 20 mars 2004

Itinéraire : Salvador de Bahia, Fortaleza, Belem, Santarem, remontée de l'Amazone vers Manaus, Iguaçu, Curitiba, Rio de Janeiro : un périple de près de 10 000 km.


Budget total : 1 200 € par personne
  • Billet transatlantique : 330 €, tarif spécial TAP
  • Pass intérieur TAM 4 coupons : 320 €
  • Hôtel : 6 € par nuit par personne, soit environ 115 € pour 19 nuits
  • Transports (bus, bateau, taxi...) : 140 € par pers.
  • Repas : 135 € par pers.
  • Divers (boissons, web, Lariam...) : 160 € par pers.

mercredi 9 mars 2011

J1 : arrivée à Salvador, le carnaval se termine...

11h35 : embarquement sur la TAP à destination de Lisbonne, 2h d’escale et décollage à 16h15 à destination de Salvador de Bahia : 10h de vol. Atterrissage à 22h10. Vu l'heure tardive de l'arrivée, j'avais réservé la 1ère nuit avant de partir, avec bien du mal car c'est le dernier soir du Carnaval. Avec la fatigue, il faut être efficace : récupérer les bagages, foncer à l’office de Tourisme : il est déjà fermé mais il y a encore quelqu’un, ouf ! Je fais confirmer l’hôtel et fais du change (1 $US = 2,75 R$).

23h : la chaleur est étouffante. Il n’y a plus de bus à l’aéroport, il faut prendre un taxi. A Salvador, les taxis se paient au forfait avant le départ, au comptoir de l’aéroport : 68 R$ pour le quartier historique du Pelhourino. Notre chauffeur, une armoire à glace, ne parle pas un mot d’anglais. Il ne connaît pas notre hôtel et part se renseigner, ça aurait peut être dû nous mettre la puce à l’oreille...

C’est parti ! A fond dans une voiture qui a perdu ses amortisseurs depuis longtemps… Les quartiers que nous traversons sont plutôt sombres et tranquilles, quelques personnes sont attroupées aux arrêts de bus. 30 minutes plus tard, arrivée à Salvador Centre et montée dans le quartier historique du Pelhourino : le taxi se fraie difficilement un passage dans les rues étroites et pavées de Salvador, emplies d’une foule célébrant la fin du Carnaval.

Il est minuit quand nous arrivons devant l’hôtel Ilhéus (50 R$ la nuit en triple) : léger sourire du chauffeur devant la plaque de l’hôtel, suspendue au dessus d’une grande porte en bois close. Nous sonnons, un grand père ouvre et se dépêche de refermer derrière nous : un grand escalier marron nous mène au comptoir de la réception. Formalités d’enregistrement et découverte de notre chambre, un grand moment… de stupeur !

Selon le Routard : « dans un vieux bâtiment agréable et bien situé (ça c’est vrai…), tenu par un grand père accueillant (ça peut aller…), chambres avec salle de bains, au confort simple (c’est clair…) mais propres et claires (alors là, ça fait longtemps qu’ils n’y sont pas allés) : la chambre est plutôt rudimentaire, à la propreté douteuse, mais nous sommes fatigués, nous nous installons en nous promettant de changer d’hôtel le lendemain.

Avoir un site Web n’est pas signe de modernité. Envie d’une bonne douche ? Nouvelle surprise : le « mitigeur » est au dessus du pommeau et les fils électriques sont bien près de l’eau : sécurité douteuse mais on se lance… Ca fait du bien après une longue journée de voyage… Nous nous couchons enfin, en prenant cependant bien soin de ne pas toucher les draps et d’enrouler nos sacs de couchages autour des oreillers…

mardi 8 mars 2011

J2 : découverte du Pelhourino et de ses favelas

Réveil à l'aube à cause du décalage horaire, nous partons découvrir le quartier du Pelhourino. Tout est désert à cette heure matinale... Nous nous enfonçons dans des ruelles sinistres avant d’être interpelés par des policiers : les favelas sont juste là.


A l’Office de tourisme, personne ne parle anglais et la documentation est plutôt succinte, mais on se débrouille. Programme de la journée : le centre commercial et le zoo.

Nous empruntons le gigantesque ascenseur qui parcourt en quelques secondes les 75 mètres qui séparent la haute de la basse ville. Le terminal de bus est sur le port : direction le centre commercial de Barra.  Les bus de ville ne sont pas de la 1ère jeunesse, on monte par l’arrière et les billets s’achètent au tourniquet. Ils sont extrêmement nombreux. Le centre commercial ressemble à un mall américain, nous déjeunons même au Subway ! Sans grand intérêt mais les fringues sont bon marché.

En début d’après-midi, visite du Zoo de Salvador au Jardim Zoologico, à 2 km du centre ville (l'entrée est gratuite). On y voit toute la faune de la forêt amazonienne : coatis, perroquets, jacarés (caïmans), anacondas…Les animaux ont pas mal d'espace.


Direction ensuite vers la Praia de Ondina pour notre première baignade :-) Retour en minibus climatisé, moins typique mais plus rapide : arrêt dans un marché typique aux portes du Pelhourino : il y a des montagnes de sandales en cuir aux semelles de pneu, Pirelli ou Michelin au choix...


Pause rapide à l’hôtel et en route pour le Terreiro de Jesus, l’une des places les plus animées de la ville… L’atmosphère y est très agréable : internet café pour donner quelques nouvelles, cocktails au son de la musique bahianaise… les vacances commencent !

Dîner à l’école hôtelière de Salvador, le Sénac, l’occasion de faire un apprentissage complet de la cuisine bahianaise, ça promet pour le suite : un souvenir particulier pour le Caruru, petite purée gluante à base de légumes.

lundi 7 mars 2011

J3 : excursion à Itaparica

Matinée dans les marchés et en début d’après-midi, départ vers l’île d’Itaparica, grande île de 36 km de long sur 20 km de large, située en face de Salvador, à 30 minutes en lancha, bateau traditionnel.
Le port de Salvador est réservé à la pêche et aux bateaux reliant Itaparica et les îles alentour, le port a subi des transformations – réussies – pour accueillir les immenses catamarans de la Transat Jacques Vabre qui relie depuis 2001 Brest à Salvador.


Débarquement à Mar Grande, village très tranquille le long d’une jolie plage. Bronzage sous un parasol en sirotant un « suco » de fruits frais. Une vraie journée à la cool !

Dîner dans un restaurant typique de Salvador : les plats y sont servis pour 2, c’est la coutume… mais dommage si on n'a pas les mêmes goûts ou pour goûter un maximum de spécialités. Le piment agrémente largement les plats. Ca chauffe !! Une fois la nuit est tombée, ça et là des airs de samba et de bossa surgissent de multiples petits bars. Chaque petit bout de rue compte ses innombrables artistes, qui exposent leurs toiles aux thèmes et couleurs naïfs. Tous les éléments sont réunis pour s’endormir avec le sourire… (mis à part l’hôtel Ilhéus bien sûr ! mais il est tellement bien situé qu'on y est resté). Seul hic, on a malheureusement effacé toutes les photos d'Itaparica, pas grave, on va y retourner demain.

dimanche 6 mars 2011

J4 : cap sur Barra et Pousada de rêve à Itaparica

Ce matin, bus vers Barra, quartier très résidentiel en bord de mer. Sous le phare, une crique annonce l’heure de la baignade : quelques brasses au milieu de poissons multicolores et de pêcheurs. Attention, le coin regorge d’oursins ! 1er bain de soleil avant de découvrir la plage Porto da Barra avec ses petits bars, ses vendeurs ambulants (heureusement que j’ai gardé mon fita !), et même des stands de massages…


Nous repartons passer l’après-midi à Itaparica afin de refaire les photos perdues la veille. Il fait très chaud, il est 15h et nous n’avons toujours pas déjeuné. On trouve un restaurant dans une Pousada avec piscine : plongeon pour un instant fraîcheur en attendant notre 1er steak/frites (on a vite compris qu’entre la commande et l’assiette sur la table s’ecoule près d’1h, le temps d’une petite baignade bien méritée !).

Retour à Salvador et dîner dans une pizzeria, relativement chère. Pour notre dernière soirée à Salvador, nous avons droit à un merveilleux orage, il pleut même dans la chambre ! On finit en beauté, l'Ilhéus fuit !

samedi 5 mars 2011

J5 : destination Fortaleza

Nous quittons l'hôtel à 8h pour l’aéroport. Les nuages ont succédé au soleil des premiers jours. Décollage à 10h45 pour Fortaleza avec changement d’appareil à Récife. Le pass de la TAM est très pratique compte tenu de l'éntendue du pays (attention, il ne se réserve que de l'étranger et les frais de modif des coupons ne sont pas donnés, ça fait une petite contrainte).

Il pleut à Fortaleza. Il y a 2 changements de bus pour nous rendre à Praia da Iracema, nous prenons donc un taxi. Cette fois, nous avons le choix de la formule : au forfait ou au compteur. Heureusement que nous avons opté pour la 1ère solution, 30 R$, car il met du temps à trouver la Pousada, chez Noima (45 R$ la triple), gentille grand-mère. C’est plutôt sympa, avec frigo, A/C ... On baragouine nos quelques mots de portugais. La Pousada est un peu à l’écart du centre ville trop bruyant, près de la plage, malheureusement polluée.

Praia da Iracema est un haut lieu de l’animation nocturne, on y trouve le Pirata, boîte célèbre dans tout le Brésil. Allez hop, en promenade pour découvrir la ville.

vendredi 4 mars 2011

J6 : Mercado Central et plage de Mucuripe

Fortaleza est réputée pour ses marchés : donc ce matin, visite du Mercado Central, la caverne d’Ali Baba du souvenir : alimentation, herbes médicinales, articles en cuir, des centaines de boutiques de vêtements et des hamacs…


L’après-midi, direction la plage de Mucuripe pour observer le retour des jangadas, bateaux traditionnels des pêcheurs. Malgré une fragilité apparente, ces embarcations sont d’une efficacité remarquable. Elles servirent dans le passé à assurer le transport des esclaves en fuite vers le Ceara, 1er Etat à abolir l’esclavage. L'équipement des pêcheurs se limite au strict minimum : un filet lesté de pierres, une réserve d’eau et de nourriture, le panier pour rapporter les poissons.


Retour à l’hôtel en longeant la plage. Dîner crevettes sur le bord de mer, très agréable.
Pour une ville réputée pour ses plages, sable fin et cocotiers, nous sommes plutôt sceptiques quant à la propreté et donc pas de baignade. Par contre, la ville est très clairement festive : vive animation le soir autour des restos et bars de la plage… des marchés se montent à la tombée de la nuit et les vendeurs ambulants s’activent.

jeudi 3 mars 2011

J7 : une randonnée ensoleillée

Quelques courses pour déjeuner dans le Parque do Coco, parc écologique proche du shopping center d’Iguatemi. Parc écologique, c’est plutôt un terrain en friche... Pas tout à fait le cadre idyllique d’un pique-nique : l’endroit est plutôt désert, la seule population est quelques insectes géants : une grosse chenille jaune et noire vient me frôler la cuisse… bouh ! Le challenge : profiter du repas tout en surveillant ses arrières.

Aujourd’hui, randonnée en ville : nous remontons à pied à la plage de Mucuripe, il fait une chaleur étouffante, dur… Une bonne motivation : la glace qui nous attend à l’arrivée.

mercredi 2 mars 2011

J8 : dernières emplettes et direction Belem

Nous quittons Fortaleza aujourd’hui mais notre vol n’est qu’à 19h30 : dernière séance shopping au Mercado Central. Déjeuner dans un restaurant ao kilo : on se sert au buffet et on paie au poids : très pratique et moins risqué que le restaurant traditionnel. Dernières heures pour profiter de la ville et faire encore quelques photos.


Un peu d’attente à l’aéroport : l’occasion de chercher un hôtel pour le soir… Le vol pour Belem est via Sao Luis, nous arrivons à 22h. Un grand bravo pour la ponctualité de la TAM, on prend l’avion au Brésil comme on prend le train en France (quand il n’y a pas de grève bien sûr ! ). 20 minutes après l’atterrissage, on est dehors avec nos bagages, très pratique. Il reste des bus pour le Centre Ville : nous avons le choix entre 2 bus et prenons le mauvais. Léger coup de flip : nous montons avec toutes nos affaires, payons, passons le tourniquet, pendant que le bus parcourt 500 m, s’arrête, éteint les lumières, les chauffeur/caissier descendent. Nous nous empressons de faire de même. Il fait nuit, c’est peu éclairé, où sommes nous ? au terminal de bus, biens sûr, c’est normal… On nous renseigne et c’est reparti pour le centre de Belem avec plusieurs arrêts dans des quartiers peu avenants. Le bus nous dépose devant l’hôtel qui ne paraît pas beaucoup mieux que l’Ilhéus bien que plus cher (76 R$ la triple) , impression confirmée après la visite d’une chambre. Une autre adresse du Routard à éviter : le Novo Avenida, « hall chic et chambres avec TV, frigo-bar, bien aérées et propres. Banal et correct ». C’est un établissement type colonie de vacances avec de grands couloirs, 5 lits dans notre chambre et une salle de bain aussi peu conforme aux normes de sécurité que ce que nous avons connu, la seule fois que je ne prendrai pas de douche ! On changera demain, pour l’instant, il est l’heure de dormir !

mardi 1 mars 2011

J9 : à la recherche d'un bateau

Lever tôt à la recherche d’un nouvel hôtel : l’hôtel Central, 50 m plus bas. Le prix est correct (47 R$ la triple) avec douche/WC communs, pas de ventilateur. Mais la chambre est au coin du bâtiment, ça devrait faire courant d’air...

Mission de la matinée : trouver des billets pour le bateau qui nous emmenera de Santarem à Manaus. 2 adresses selon le Routard : l’agence Amazone Star tenue par un français et l’hôtel Fortaleza. Leurs propositions ne nous convenant pas, nous partons vers le port de Belem. Plusieurs vendeurs s’avancent et la négociation commence, en portugais…Nous sommes « obligés » d’acheter les billets avec un simple papier nous garantissant une cabine à Santarem, dans 2 jours (160 R$ par pers.). Nous visitons le bateau : cabine avec douche/WC, climatisation et un gros cafard qui court sur le matelas…

L'essentiel étant fait, on part à la découverte de Belem... Une ville très agréable.

lundi 28 février 2011

J10 : visite de Belem et du marché Vero O Peso

Après une nuit mouvementée (une chaleur atroce et des moustiques), nous partons visiter le marché Vero O Peso. La 1ère approche de la cuisine Amazonienne commence : il faut slalomer entre des dizaines de stands qui préparent devant nous tous les « délices » du fleuve. Les plats se choisissent directement sur les fourneaux et se mangent sur des tabourets avec les autochtones, c'est top ! Ah je reconnais le truc vert, le Caruru !


Le ventre plein, en route vers le port de Belem. Il y a autant de vautours que de pigeons à Paris !

dimanche 27 février 2011

J11 : en route pour Santarem

A 11h35, envol pour Santarem. Arrivée sous la pluie, on est en Amazonie ! Santarem est une petite ville peu connue. Ses atouts : des kilomètres de plages de sable blanc, un petit marché flottant et le spectacle de la rencontre des eaux entre le Rio Tapajos et l’Amazone.

Le temps de visiter plusieurs hôtels, nous finissons par choisir le Mistura Brasileira, le long du fleuve, hôtel une fois de plus, simple (50 R$ la triple) mais dont le restaurant est réputé. Douche/toilettes communes à plusieurs chambres et déjà habitée par Amar le cafard, Renée l’Araignée et Mistic le Moustique, on finit par sympathiser avec ses petites bêtes…

Malheureusement, c’est Samedi et tous les commerces ferment vers 15h… Promenade sur la jetée, on dirait une esplanade française avec quelques pêcheurs, ils ont pêché une anguille électrique qu’aucun n’ose toucher…

samedi 26 février 2011

J12 : journée de rêve à Alter de Chao

Promenade sur le marché aux poissons et lors du tri, des poissons sont jetés dans le fleuve, ce qui attire les fameux dauphins roses d’Amazonie, magnifiques ! Puis départ pour Alter de Chao, à une 30aine de kilomètres de Santarem. C'est un petit village en bordure du Rio Tapajos. On rejoint une superbe plage en
pirogue, il y a une dizaine de paillotes où se rassasier. Après une bonne baignade et un bain de soleil, nous dégustons un poulet grillé au bord de l’eau, cadre de rêve !

vendredi 25 février 2011

J13 : embarquement à 12h, 14h ou 18h ?

Il fait gris aujourd’hui, parfait pour se remettre des coups de soleil de la veille… C’est le jour de l’embarquement sur le Sao Francisco III ! Impossible de savoir à quelle heure le bateau va appareiller : nos tickets mentionnent 18h mais à 12h nous allons repérer les lieux. Le bateau est déjà là et on nous dit que le départ se fera vers 13h. Retour express à l’hôtel pour récupérer les sacs et rapide détour par le supermarché afin de constituer quelques réserves, mieux vaut être prudent, on ne sait pas ce qui nous attend et on embarque pour 3 jours !


La cabine, sur le « pont supérieur » est beaucoup mieux que ce qu’on avait vu à Belem : plus grande, climatisée… mais super simple quand même. Au moins, no sacs seront enfermés. Nous appareillons finalement à 14h. Le bateau est plein, environ 120 pers. à bord dont 10 "touristes". C’est parti !

Visite du bateau : au 1er sous sol : le chargement pour les différentes escales, la cuisine, et quelques hamacs sous le câble de direction et au dessus des poules et coqs, pas facile pour dormir. Le RDC, lui est plutôt réservé aux couples et familles, cependant les hommes d’un côté, les femmes del’autre. Egalement les tables pour les repas, les sanitaires et qq cabines. Au 1er étage, 4 cabines, les tables pour les repas des pers. en cabines, le bar, et les tables de jeux. Les Brésiliens jouent beaucoup aux dominos !

mercredi 23 février 2011

J14 : sur le fleuve Amazone...

Réveil à 7h pour le petit déjeuner, tous sur le pont ! (et moi qui pensais pouvoir faire ma 1ère grasse matinée…) La journée se passe au gré du fleuve, nous offrant quelques escales inattendues. Les paysages sont magnifiques : nous ne nous éloignons jamais bien loin des rives, ce qui nous permet d’apercevoir les habitants et leurs maisons, des chevaux, des vaches… Beaucoup d’agriculture dans cette région. Nous croisons même quelques dauphins roses, mais pas de jacarés à l’horizon. C'est tout bonnemet magnifique !


mardi 22 février 2011

J15 : navigation vers Manaus

Réveil à 6h30 aujourd’hui, et dire qu’hier je me plaignais… Il faut avouer que le petit matin sur l’Amazone est un spectacle magnifique… Incertitude totale sur l’heure d’arrivée à Manaus : entre 12h et 18h. Une nouvelle journée tranquille mais notre choix a été bon, 2 jours et demi de bateaux suffisent et dire que les Danoises continuent vers le Pérou : 10 jours en tout ! Nous arrivons finalement en fin de journée, le temps d’admirer un dernier coucher de soleil sur le fleuve.


La rencontre des eaux : le Rio Negro aux eaux noires vient à la rencontre du Solimoes, jaune et limoneux, ils refusent de fusionner et continuent à couler côte à côte sur plusieurs kilomètres. Ce phénomène s’explique par la différence de rapidité, de densité et de température des 2 cours d’eau. C'est magnifique !

L’arrivée au port est dense : tout le monde veut débarquer au plus vite… Le mot d’ordre : faire attention aux vols dans cette cohue ! Taxi jusqu’à l’hôtel, l’adresse et le nom ont changé (encore une erreur du routard !) mais c’est bien là : hôtel Dez de Julho (70 R$ la triple). On sort faire quelques courses à Carrefour, normes locales, afin de déguster un poulet qui n’a pas trempé dans l’Amazone ! Malheureusement, toujours pas d’eau chaude à l’hôtel… Lessive et séchage sur le toit de l'hôtel.

lundi 21 février 2011

J16 : Manaus, les portes de l'Amazonie

Ce matin, le suco nous a envoyé directement au Sanitarios, ça doit être l’eau du Rio Negro, trop acide… Un comble après 3 jours de bateau où tous les repas ont été préparés avec l’eau de l’Amazone ! Direction tout d’abord pour le port de Manaus et son marché.  C’est le coin le plus animé et le plus coloré de la ville.

Cet après-midi, direction le musée de Sciences Naturelles d’Amazonie, à 18 km du centre ville. Il est 12h, nous demandons au taxi de nous reprendre à 15h (nous n’avons pas mangé…) Selon le Routard, « pour les passionnés de bébêtes : papillons, araignées, fourmis… également un grand aquarium avec le fameux piranha et l’énorme pirarucu. Déception, le musée ne compte que 2 salles : poissons empaillés , qq insectes dont de nombreux papillons et un mini-aquarium. Bref à 13h on a fini la visite : 2h à attendre le taxi…


Dîner inoubliable pour manger de cet énorme poisson préhistorique, le pirarucu. C’est délicieux, certainement le meilleur plat qu’on aie mangé depuis notre arrivée au Brésil.

dimanche 20 février 2011

J17 : longs vols vers Iguaçu

Lever 6h10, de mieux en mieux… le temps de monter sur le toit de l’hôtel pour récupérer mon linge, avant que les ouvriers n’arrivent : dommage, l’averse amazonienne du matin a frappé ! Ce matin, pas de suco. 9h, visite du théâtre Amazonas. Derniers achats d’Amazonie avant de se mettre en route pour l’aéroport. Erreur dans la facture de l’hôtel : 1 nuit économisée !


On prend le taxi le plus vieux de Manaus, aussi fatigué que son chauffeur ! Plus d’essence, on croise les doigts pour arriver à temps. Je choisis le seul comptoir d’enregistrement tenu par un stagiaire, 30 min… En plus, fouille des sacs par les douanes. Finalement, vols sans encombre : Manaus / Brasilia (tout neuf avec un cinéma dans l’aéroport !) / Sao Paulo / Iguaçu. On est gavé, vive les sandwiches de la TAM (mais toujours les mêmes alors au bout de 3 vols…). Arrivée à 23h40, on attend le dernier bus pour le centre (5 R$ contre 35 R$ en taxi). A 1h, au lit, quelle journée !  Hôtel Foz de Iguaçu : 55 R$ la triple.

samedi 19 février 2011

J18 : découverte de Foz de Iguaçu

Lever 8h… grasse matinée nécessaire et découverte d’un grand buffet pour le petit déjeuner ! avec du thé, il fallait attendre d’arriver dans le Sud, région la plus riche et la plus développée du Brésil pour avoir mon 1er « cha ». Nous partons à la découverte de Foz de Iguaçu dès le matin car c’est samedi et les magasins ferment tôt ! Les chutes attendront, d’autant plus qu’il fait gris, ça ira mieux demain. Et une journée cool nous fera du bien après la journée d'hier.

A la recherche d’un restaurant pour le déjeuner : le Routard n’est pas à jour, le 1er resto est fermé. Nous choisissons finalement le Buffalo Branco, adresse renommée pour la gastronomie. Là, un festival : buffet remarquable, c’est le principe du rodozio (tout à volonté). Les viandes sont amenées sur de grandes piques à la table, nous assistons à un véritable ballet de serveurs. Voilà ce qu’il fallait pour les bons français que nous sommes : une bonne bouffe ! Par contre petite surprise sur l’addition : 33 R$ par pers au lieu de 16 selon le Routard !

Après-midi tranquille : on comptait rester quelques jours à Iguaçu mais ça ne vaut pas vraiment la peine, 2 jours suffiront. On a donc un peu de temps et plus de contrainte aérienne pour découvrir une autre région : ce sera le train mythique Serra Verde qui traverse la Serra de Graciosa, aux paysages vertigineux. Dîner terrasse, on nous a encore pris pour des touristes, addition salée, 2 fois le même jour ça suffit ! Ah ces villes touristiques !

vendredi 18 février 2011

J19 : les chutes côté brésilien

Un grand  jour : les chutes d’Iguaçu, un site à classer dans le tiercé des 3 plus belles cascades du monde avec celles du Zambèze (120 m de hauteur) et du Niagara (47 m). Bus en direction du Parc Naturel. Tous les passagers descendent alors pour acheter un ticket d’entrée (19 R$) avant de reprendre un autobus du Parc qui dessert les différents endroits et les chutes à 5 km. Là, des sentiers s’enfoncent dans la végétation et longent la montagne pour atteindre le clou du site : les chutes et la passerelle qui s’avance au dessus de l’eau. Plus de 200 chutes se pressent sur 2,5 km dans une exubérante végétation tropicale. Les chutes étagées se jettent les unes dans les autres, tantôt en minces filets perçant au travers d’une végétation touffue, tantôt en larges et hautes cascades (72 m de hauteur). Elles sont à cheval sur le Brésil, le Paraguay et l'Argentine.
C’est incontestablement un spectacle magnifique ! Une journée inoubliable !! Sur les 3 plus belles chutes du monde, on en a déjà vu 2, c’est quelque chose ! Reste les chutes Victoria...


Vers 17h, nous regagnons le Centro afin de nous occuper de nos billets de bus pour Curitiba. Départ 21h30, arrivée prévue 7h le lendemain : 9h30 pour parcourir 640 km. L’autobus paraît correct, il est bondé mais nous arrivons quand même à dormir un peu, malgré des arrêts toutes les 2 heures.